Une domination confirmée sur la scène mondiale

Carlos Alcaraz boucle l’année 2025 au sommet du tennis professionnel. À seulement 22 ans, l’Espagnol consolide son rôle central dans le circuit masculin, après un exercice jalonné de confrontations d’envergure avec Jannik Sinner et de performances qui ont marqué l’histoire récente de ce sport. Son succès face à Lorenzo Musetti, le 13 novembre lors des ATP Finals de Turin, lui garantit la première place du classement pour la saison. Ce retour au sommet intervient trois ans après un premier couronnement éclair qui avait ébloui les observateurs lorsqu’il n’avait encore que 19 ans. Depuis, son jeu s’est densifié, son répertoire technique s’est étendu, et l’année 2025 apparaît comme la meilleure de sa jeune carrière.

Une lutte intense pour la suprématie

La victoire nette obtenue contre Musetti (6-4, 6-1) illustre la dynamique du joueur espagnol, dont le bilan annuel atteint désormais soixante-dix succès pour seulement huit revers, assortis de huit trophées majeurs, dont deux levés sur les scènes de Roland-Garros et de l’US Open. Son principal adversaire, l’Italien Jannik Sinner, reste le seul capable de rivaliser sur la durée. L’Espagnol l’a d’ailleurs délogé de la tête du classement en septembre, après un règne italien de soixante-cinq semaines. Sinner n’a repris brièvement l’avantage qu’en début novembre avant de céder à nouveau.

L’écart actuel s’élève à 1 050 unités (11 050 contre 10 000). Grâce à ses trois succès en phase de groupes du tournoi de fin d’année, Alcaraz a porté son total à 11 650 points. Même si Sinner venait à réussir un parcours parfait à Turin, son maximum atteindrait 11 500 points, insuffisant pour repasser devant. L’ensemble de la saison s’est construit autour de cette rivalité, les deux champions se partageant les quatre compétitions majeures et distançant nettement tous leurs autres opposants. Sinner a entamé l’année par un sacre à Melbourne avant d’être écarté trois mois pour un contrôle antidopage positif. Pendant ce temps, Alcaraz traversait un début d’exercice inégal, marqué par une élimination en quarts face à Novak Djokovic puis une tournée américaine moyenne.

Une saison façonnée par des moments décisifs

Tout change lorsque l’Espagnol retrouve la terre battue : trois trophées d’affilée à Monte-Carlo, Rome et Paris, ainsi qu’une finale disputée à Barcelone, témoignent d’un printemps exceptionnel. Sur gazon, il s’impose au Queen’s avant de s’incliner contre Sinner lors de l’ultime rendez-vous de Wimbledon. Le retour sur ciment confirme son ascendant : Alcaraz triomphe à Cincinnati puis à New York, chaque fois au terme d’affrontements tendus contre son rival italien.

Sa fin de saison, marquée par un changement capillaire remarqué, alterne réussites (Tokyo), faux pas (élimination prématurée au Masters 1000 de Paris) et prestations plus hésitantes, comme son duel accroché contre Taylor Fritz lors de la phase de groupes à Turin. Quoi qu’il en soit, il atteint pour la deuxième fois le carré final du tournoi réunissant l’élite mondiale, confirmant qu’il demeure aujourd’hui le seul capable de contester la domination de Sinner sur surface rapide en intérieur, où l’Italien reste sur une série impressionnante de 28 victoires consécutives.