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L’actualité du football international réserve deux signatures et essais prometteurs qui méritent d’être soulignés. D’un côté, l’arrivée déjà officielle du jeune attaquant gambien Ebrima Ceesay au club turc Samsunspor. De l’autre, celle du jeune défenseur congolais Dieu Kalonji, en essai chez le grand club ukrainien Dynamo Kyiv.
Un pari sur l’avenir à Samsun
Ebrima Ceesay, âgé de 19 ans et international U20 de Gambie, a signé un contrat de trois ans (jusqu’à 2028) avec Samsunspor, après avoir évolué au sein de son équipe U19. Ses statistiques le décrivent comme un attaquant de centre-avant, mesurant 1,85 m et jouant du pied droit. Cependant, son intégration connaît un coup d’arrêt : une blessure de longue durée l’a exclu de la liste européenne du club et forcé Samsunspor à solliciter une substitution auprès de l’UEFA. Le club turc a en effet voulu inscrire un nouveau joueur à sa place, mais la demande a été rejetée car le transfert du remplaçant a été effectué après la date limite fixée. Cette péripétie montre que, malgré l’arrivée d’un talent brut, le chemin vers le haut niveau reste semé d’embûches.
Vers un premier contrat professionnel en Ukraine
Pendant ce temps, en République démocratique du Congo, Dieu Kalonji se trouve à un tournant dans sa jeune carrière. Le défenseur central, lui aussi âgé de 19 ans, joue actuellement pour le club de première division Celeste FC à Kinshasa et est sélectionné au niveau U20. Le 29 octobre dernier, il a quitté Kinshasa pour rejoindre le Dynamo Kyiv où il entame un essai à compter du 4 novembre 2025. Ce test, s’il s’avère concluant, devrait déboucher sur la signature de son tout premier contrat professionnel. Le contexte est intéressant : Kalonji est en effet issu d’un environnement moins exposé que les centres européens habituels, et son transfert potentiel en Ukraine illustre la dynamique croissante des clubs européens qui scrutent les talents africains dès l’adolescence.
Ces deux dossiers témoignent d’une double réalité du football moderne : d’une part, l’arrivée précoce de jeunes joueurs africains dans des clubs européens, séduits par leur potentiel ; d’autre part, les aléas administratifs, médicaux ou réglementaires (comme le cas Ceesay) qui peuvent freiner l’essor de ces mêmes joueurs. Pour Samsunspor, Ceesay reste un pari sur l’avenir : malgré la blessure, l’investissement a été fait, et son profil reste à surveiller. Pour Dieu Kalonji, l’enjeu est clair : réussir cette période d’essai pour concrétiser un saut professionnel, et rejoindre un club disposant d’expériences européennes reconnues.
Il sera intéressant de suivre les prochaines semaines pour voir si l’essai de Kalonji se transforme en signature, et comment Ceesay évoluera après sa blessure, s’il parvient à revenir à temps pour s’imposer au sein de son club turc. Ces deux trajectoires illustrent à la fois l’espoir et la précarité de la carrière des jeunes talents dans le football mondial.



