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Après douze années de disette, l’Algérie s’offre une nouvelle page dorée de son histoire footballistique. La sélection nord-africaine a validé son billet pour la Coupe du monde 2026, confirmant ainsi une campagne éliminatoire maîtrisée de bout en bout. Avec une génération talentueuse menée par Ryad Mahrez, les Verts ont su transformer leurs ambitions en résultats concrets. Leur qualification, obtenue à une journée de la fin, marque le grand retour d’un poids lourd continental sur la scène mondiale. Un succès attendu, mais surtout mérité, au vu de la régularité affichée depuis le début des éliminatoires.
Maîtrise totale dans le groupe G
Dans un groupe G relevé, l’Algérie a imposé sa loi avec autorité. En neuf rencontres, les Fennecs cumulent 22 points grâce à sept victoires, un match nul et une seule défaite. Cette régularité exemplaire leur a permis de distancer leurs concurrents directs et de sécuriser la première place avant même la dernière journée.
Le dernier acte, disputé à l’extérieur face à la Somalie, a une nouvelle fois mis en lumière la supériorité des Fennecs. Sur une pelouse difficile, la sélection de Vladimir Petković a su imposer son rythme pour s’imposer 3-0 avec maîtrise. Mohamed Amoura a rapidement ouvert le score à la 7ᵉ minute, reprenant au second poteau un centre précis de Ryad Mahrez. Ce dernier a ensuite doublé la mise d’une frappe puissante dans la lucarne à la 19ᵉ minute, laissant le gardien somalien sans réaction. Amoura a ensuite signé un doublé à la 57ᵉ minute grâce à une tête parfaitement placée, une nouvelle fois servie par Mahrez, étincelant dans le rôle de passeur et de leader technique.
Cette performance clôt une phase éliminatoire quasi parfaite, où la cohésion collective et la maîtrise technique ont fait la différence. La Coupe du monde 2026, qui se tiendra du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique, accueillera 48 nations pour une édition élargie. L’Algérie rejoint ainsi le cercle des équipes africaines déjà prêtes à relever ce défi planétaire.
Un retour historique sur la scène mondiale
Cette qualification marque la cinquième participation de l’Algérie à une phase finale de Coupe du monde. Les Verts avaient déjà honoré le rendez-vous planétaire en 1982, 1986, 2010 et 2014. Leur dernière apparition remonte au Mondial brésilien de 2014, où ils avaient réalisé un parcours mémorable.
Menés par une génération dorée, ils avaient atteint pour la première fois les huitièmes de finale après une phase de groupes convaincante. Opposés à l’Allemagne, future championne du monde, les Fennecs avaient résisté héroïquement avant de s’incliner en prolongation (2-1). Cette épopée les avait propulsés dans l’histoire comme la sixième nation africaine à franchir le premier tour, après le Maroc, le Cameroun, le Nigéria, le Sénégal et le Ghana.
Les tentatives pour se qualifier aux éditions 2018 en Russie et 2022 au Qatar avaient échoué, laissant un goût amer aux supporters. Douze ans plus tard, cette nouvelle qualification résonne comme une revanche et une promesse d’un retour ambitieux sur la scène mondiale.
Une qualification porteuse d’espoirs
Le retour de l’Algérie au Mondial redonne un souffle nouveau au football maghrébin. Cette qualification, fruit d’un projet solide et d’une équipe expérimentée, ravive l’enthousiasme des fans et des observateurs. Avec un effectif alliant talent, expérience et profondeur de banc, les Fennecs disposent des atouts nécessaires pour viser plus qu’une simple participation. L’épopée de 2014 reste dans toutes les mémoires ; celle de 2026 pourrait bien ouvrir un nouveau chapitre glorieux pour cette sélection en quête de grandeur.



