Signature majeure : l’Ontario s’offre un renfort de poids

Le basketball féminin tricolore s’apprête à faire vibrer le Canada à travers une trajectoire fascinante. C’est désormais officiel : l’internationale française d’origine sénégalaise, Tima Pouye, franchit un cap historique dans sa carrière professionnelle en traversant l’océan Atlantique. La talentueuse arrière-meneuse de 1,75 m vient de s’engager officiellement au sein de la prestigieuse ligue nord-américaine. Elle rejoint les rangs de la toute nouvelle franchise d’expansion canadienne, le Toronto Tempo, qui s’apprête à faire ses grands débuts dans une compétition en pleine mutation géographique.

Pour orchestrer cette arrivée hautement stratégique et libérer une place cruciale au sein des lignes arrières de l’effectif, les dirigeants de l’Ontario ont pris la décision forte de se séparer immédiatement de Lexi Held. La directrice générale de l’équipe, Monica Wright Rogers, n’a pas caché son immense enthousiasme face aux médias lors de l’annonce officielle. Elle décrit l’ancienne joueuse du Cher comme une athlète d’impact, une scoreuse pure capable d’alimenter le tableau d’affichage et de dicter son propre rythme dans les environnements à haute pression.

Un tremplin doré vers l’élite américaine

Ce grand saut vers l’Amérique du Nord vient récompenser une trajectoire ascendante et un exercice 2025-2026 de très haut vol sur le Vieux Continent. Sous les couleurs de Bourges, la meneuse de 27 ans s’est imposée comme la véritable locomotive offensive de son collectif, devenant la coqueluche des supporters locaux. Sa campagne dans l’élite française s’est avérée particulièrement impressionnante sur le plan comptable.

Elle affiche des statistiques complètes avec 12,8 unités par match, une adresse extérieure redoutable derrière l’arc culminant à 34,6 %, tout en captant 4,5 rebonds et en distribuant 2,1 passes décisives à ses partenaires. Bien que son aventure collective au Prado se soit achevée sur une note amère, matérialisée par une défaite à l’arraché lors d’une finale nationale ultra-défensive contre Basket Landes (53-50), ses performances individuelles de premier ordre ont fini de convaincre définitivement les recruteurs situés outre-Atlantique.

L’apprentissage du haut niveau mondial

En rejoignant cette jeune structure canadienne en pleine construction, l’ancienne Berruyère s’offre un défi immense à la hauteur de ses ambitions sportives. Le championnat américain propose un défi athlétique et tactique sans aucun équivalent, où chaque possession requiert une intensité de chaque instant. Sa solide expérience accumulée lors des joutes européennes et au cours des différents rassemblements des Bleues sera un atout majeur pour stabiliser le collectif de l’Ontario.

Reconnue pour son calme olympien, sa faculté à briser les lignes adverses en un-contre-un et sa polyvalence sur les postes de garde, la joueuse possède le profil idoine pour s’adapter rapidement aux exigences de ce nouveau circuit mondial. Cette transition internationale marque le début d’un chapitre palpitant, où elle tentera de porter haut les couleurs du basketball français dans la plus prestigieuse des ligues mondiales.